Hommage à Joseph Kabasele

"La musique n’a pas de frontières" (J. Kabasele dans "Spiritu Essous")
dimanche 24 mai 2009
par  Nzolani

Nous avons consacré une série des trois émissions à Joseph Kabasele Tshiamala dit le Grand kallé à l’occasion du 26ème anniversaire de son décès. Dans ces émissions, nous avons programmé des chansons connues et moins connues de l’artiste, avec les extraits de ses interviews et les hommages qui ont été rendu par les autres artistes avant et après sa mort. LABO Gabriel dit Laboga, l’auteur de "Ambiance" (Kallé Catho), un de ses compagnons de la section "Palmolive" et de "l’OTC, la voix de la Concorde" témoignage dans l’émission.


Joseph Kabasele (1930-1983), connu sous le pseudonyme de Grand Kallé ou Kallé Jeff, est le premier a modernisé la rumba zaïroise avec les plus grands guitaristes d’Afrique comme Nicolas Kassanda alias Docteur Nico et Tino Baroza,

Fils d’André Tshiamala et d’Hortense Malula, neveu du Cardinal Joseph Albert Malula, né à Matadi le 16 décembre 1930, Joseph Kabasele a fait ses études chez les Pères de Scheut d’abord à l’école primaire Saint-Pierre de la commune de Kinshasa puis au collège Sainte-Anne non loin de la gare centrale et du fleuve Congo où a été initié au chant dans le choral de l’Eglise.
Après avoir été chassé de l’école avec ses camarades par leur directeur le RP Raphaël de la Kéthulle de Ryhove, il rencontre en 1949 un autre Joseph. C’est Joseph Moussa Bénathar le créateur des éditions « Opika » à Léopoldville. Sa production artistique est caractérisée par l’empreinte de ce qu’on appelait jadis des « évolués », catégorie sociale des noirs ayant fait des études et qui avaient un statut social différent de ce qu’on désignait par le terme « indigène ».
En 1953, il crée à Léopoldville l’une des premières formations musicales modernes du pays, l’African Jazz. Cet orchestre servira très tôt de modèle aux autres groupes qui agrémentaient des bals dansant au Congo et dans presque toute l’afrique. A la sortie de la chanson « Ambiance », certains mélomanes commencèrent à l’appeler Kallé-Catho, du prénom de sa compagne de l’époque Catherine Ingombo.
Kabasele nous a quitté en février 1983 quelques mois avant le décès de Tino Rossi, un de ses inspirateurs, au moment où deux grands représentants de son école Franco et Rochereau décidèrent de travailler ensemble dans « Lisanga ya banganga » (l’union des génies).

Sa chanson "Indépendance Cha Cha", composée à Bruxelles en janvier 1960 et devenue un hymne à la liberté pour un bon nombre de pays africains fraîchement indépendants. Cette chanson a été chantée dans les rues du Congo-Léopoldville le 30 juin 1960, le jour de la proclamation de l’indépendance du pays. Elle est aussi un véritable détonateur international de la rumba congolaise.

José NZOLANI

Pour écouter les trois émissions qui lui sont consacrées, cliquer sur ces logos

kalle1
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Commentaires

Logo de NTANGU LIHAU CESAR
mercredi 23 décembre 2009 à 10h25 - par  NTANGU LIHAU CESAR

Salut Cher Monsieur,

J’ai apprécié votre article et je dis qu’il faut parfois et assez souvent qu’on ait à arrêter le temps pour nous souvenir de nos génies dans les domains qui les caractérisent. Kallé Jeef restera parmi les grands chanteurs de notre pays et de l’Afrique. Il a été en avance sur le plan musical que bon nombre de ses congénères. Mais seulement, il faudrait noter que l’African Jazz était né en 1951. Ce fut comme un principe qui était énoncé, parce que à cette époque kallé évoluait au sein des éditions Céfa. Ils étaient tous les musiciens de studio qui travaillaient au régime de service contract. C’est avec la création de l’Ok Jazz que la concurrence est née et a fait évoluer les choses dans le sens de la mise en place,de ce que Kallé a dit un jour sur les antennes de la voix du Zaïre à l’époque,« des monuments orchestraux ».

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